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En février, Un Zèbre sur la langue organise un marathon littéraire hors-norme… L’article ci-dessous est extrait du blog trilingue dédié au projet La littérature sur le Ring / Literatur auf dem Ring / Letteratura sul ring

ZL RING boxeurs nbLa littérature est un sport de combat. Mais si. Il en faut de l’énergie, de l’endurance, de la souffrance pour se lancer dans quelque chose d’aussi fou que l’écriture!

ZL RING écrivain inspiré

Qu’est-ce que vous imaginiez? Que les auteurs s’asseyaient à leur bureau, leur fenêtre donnant sur de vertes collines baignées par la douce lumière de la lune? Un verre de vin à la main, ils laissaient leur regard errer sur le paysage, jusqu’à ce que la silhouette lumineuse de leur muse leur apparaisse? Et ensuite… ensuite des pages et des pages noircies par la trace de leur génie… Tout cela sans effort. Merci muse chérie.

Malheureusement, il semblerait que, dans la plupart des cas, cela ne se passe pas comme ça. Dans la plupart des cas, l’écrivain est seul avec sa solitude, son verre de vin (ou sa tisane) et sa page blanche. Parfois il n’a pas d’idées. Parfois, il n’a même pas très envie de s’y mettre. Parfois, ce qu’il écrit est tout simplement nul. Parfois, il en est dramatiquement conscient. Alors il se bat. Contre ses doutes, contre la peur, parfois aussi contre ses enthousiasmes faciles, contre la tentation du cliché. Il se bat pour avancer dans cette entreprise terriblement incertaine qu’est l’écriture. Peut-être le résultat sera-t-il décevant. Peut-être n’y aura-t-il pas de résultat du tout. Peut-être les lecteurs n’apprécieront-ils pas. Peut-être n’y aura-t-il pas de lecteurs du tout. Et pourtant. Continuer. Recommencer. Persister.

La littérature est un sport de combat, combat contre soi-même, mais aussi combat contre la facilité, contre les attentes formatées, contre les certitudes. La littérature, c’est cet art qui interroge plus qu’il n’affirme, cet art qui ne suit pas forcément le sens de courant, remonte les fleuves ou les ruisseaux, emprunte les chemins de traverse… La littérature, c’est l’inattendu, le doute, le voyage sans destination finale, jamais.

La littérature est un sport de combat et pour vous le prouver, plusieurs auteurs de nationalités différentes s’apprêtent à monter sur le ring. Ils ne vont pas s’affronter les uns les autres sous les regards d’un public averti, non, ils vont affronter leurs angoisses, tester leurs limites dans un lieu public.

Le 7 février 2015, le Belge Nicolas Ancion, le Français Neil Jomunsi, les Allemands Robert KlagesNikita Afanasjew et Patrick WEH Weiland et l’Italienne Nicoletta Grillo (et peut-être même quelques autres…) montent sur la Ringbahn pour 24h d’écriture en direct!

– Pour ceux qui l’ignoreraient, la Ringbahn c’est cette ligne de RER qui fait le tour de Berlin en 60 minutes (voir article Le Ring). –

Dans les rames ou dans des lieux publics sur le trajet de la S41 (à moins que ce ne soit celui de la S42?), ils vont écrire chacun dans leur langue maternelle un texte inédit que vous pourrez découvrir au fur et à mesure sur ce blog. Bien entendu, vous serez invités à commenter en direct via les commentaires, Facebook ou Twitter. Peut-être aussi croiserez-vous cet étrange équipage, si vous empruntez la RingBahn ce jour-là… Avis aux muses désoeuvrées!

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