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Le Général Instin était de passage à Berlin, accueilli notamment par l’artiste franco-berlinoise Mathilde Lafabrie dans son atelier de Prenzlauer Berg, ce samedi 12 avril…

Un événement initié par la Librairie Zadig!

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Ce soir-là, l’écrivain Patrick Chatelier et le street-artiste SP-38 ont tenté de donner aux spectateurs présents un aperçu de ce projet littéraire et artistique impliquant à l’heure actuelle plus de 120 personnes et que l’on pourrait définir comme une sorte de kaléidoscope interactif, en perpétuelle élaboration.

Quelques mots donc, non pas pour vous résumer l’affaire (mission impossible!), mais pour vous donner envie d’aller explorer par vous-même…

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(vitrail du Général Hinstin photographié par Juliette Soubrier)

 

Au cours d’une promenade dans un cimetière, l’écrivain français Patrick Chatelier découvre un étrange vitrail rongé par le temps… C’est le portrait à demi effacé d’un certain Général Hinstin mort en 1905. Intrigué par l’image autant que par ce nom évocateur, Patrick Chatelier ébauche un projet mi-rêveur, mi-inspiré et présente une première installation en 1997. Peu à peu et sans qu’il l’ait prévu, d’autres artistes s’emparent du personnage. Le général Hinstin perd alors son H pour entrer pleinement dans la fiction.

Figure fantomatique prétexte à toutes les transpositions, générateur d’histoires, support pour tous les fantasmes, cartographie imaginaire et infinie, le Général Instin, s’il ne se laisse pas aisément cerner, laisse volontiers des traces et des indices de son passage. Ainsi, le street-artiste SP-38, bien connu des Berlinois et participant au projet, dissémine des affiches du Général un peu partout sur la planète (France, Belgique, Corée du Sud, Israël, Philippines, Canada, etc.)

 

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(Jérusalem)

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(Philippines)

Mais les traces du général sont surtout à chercher sur le net… Sur le site de Remue.net notamment où sont regroupées tout un ensemble de productions ainsi qu’une présentation du projet, mais aussi via Facebook ou Twitter où le Général soigne ses réseaux.

Par ailleurs, le Général aime se promener ici ou là. Il a ainsi été l’invité de la résidence de création La Panacée, dans le cadre du Textopoly, une plateforme d’écriture en ligne elle-même difficilement résumable et qu’il vaut sans doute mieux expérimenter. En 2013 il y a eu un festival Instin à Belleville et il devrait y en avoir un autre courant juin…

Le Général Instin est un prétexte à explorer les thèmes de la mémoire, de la trace, de la disparition, prétexte aussi à faire réagir des artistes de tous horizons à partir d’un support particulièrement malléable. Sans doute, dans cette expérience, le processus compte-t-il davantage que le résultat. Toutefois, si l’on est vite fasciné par par la dimension ouverte du projet, on pourrait estimer que là réside également sa faiblesse : à force d’être difficile à cerner, le Général Instin pourrait bien s’avérer quelque peu inconsistant…

La soirée du 12 fut d’ailleurs l’occasion de passionnants débats à ce sujet. Tandis que certains se sont laissés, comme moi, séduire par le potentiel infini d’histoires, par la poésie teintée d’humour du projet, d’autres ont estimé que la dimension incertaine et difficilement résumable de l’ensemble n’était destinée qu’à masquer le vide du propos. Des discussions qui donnent envie de participer à d’autres rencontres littéraires de ce genre…

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