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Jeudi 23 janvier à 20h, le Zèbre sur la langue aura l’honneur d’accueillir Marie NDiaye au Café Deer pour une lecture de son texte Y penser sans cesse (éditions de l’Arbre vengeur, bilingue. Traduction allemande de Claudia Kalscheuer) . L’actrice germano-irakienne Meriam Abbas lira des extraits de la version allemande.

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Objet littéraire à part, Y penser sans cesse se présente comme une sorte de poème narratif, accompagné de photographies. Dans ce texte à l’origine conçu pour la lecture à voix haute, l’auteure nous entraîne sur les traces des fantômes de Berlin. On y trébuche dans la langue comme sur les Stolpersteine des trottoirs de la capitale, ces pavés de métal conçus par l’artiste Gunter Demnig et qui gardent le souvenir des victimes du nazisme. On s’y confronte à la mémoire douloureuse de la ville et, comme toujours chez Marie Ndiaye, à la question de l’identité.

Les premières lignes :

« Mon enfant me regarde et me dit

Je ne sais rien de toi qui es-tu?

Il me regarde puis ses yeux se détournent. »

ZL Marie Ndiaye

Nous aurons le plaisir d’entendre Marie NDiaye lire elle-même son texte à la poésie lancinante, mais nous pourrons ensuite parler plus largement de son oeuvre.

L’auteure, berlinoise d’adoption depuis 2007, est en effet l’une des plus grandes voix de la littérature française d’aujourd’hui. Elle n’est âgée que de dix-sept ans lorsqu’elle publie son premier roman, Quant au riche avenir, aux éditions de Minuit (1984). Suivent Comédie Classique, roman constitué d’une seule phrase (1987), puis – entre autres – La femme changée en bûche (1989), En Famille (1991), Un temps de saison (1994), La Sorcière (1996). En 2001, son roman Rosie Carpe est couronné par le prix Femina. En 2009, elle reçoit le prix Goncourt pour Trois femmes puissantes. Elle a également publié plusieurs pièces de théâtre (notamment Papa doit manger en 2003,  inscrite au répertoire de la Comédie française) et des textes pour la jeunesse (La diablesse et son enfant, illustré par Nadja en 2000 ou Le souhait en 2005).

Si son écriture a évolué au fil des années, on retrouve toutefois dans ses textes, une musique toute particulière, portée par une langue subtile, précise et poétique à la fois. Par ailleurs, l’auteure développe un univers envoûtant qui n’appartient qu’à elle, un univers où les errements de l’identité et les déchirements de l’être prennent volontiers des accents fantastiques.

Une rencontre à ne pas manquer!

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